Quel âge au vêlage ?

Quel âge au vêlage ?

D’après les données Avenir Conseil Elevage, en 2008-2009, l’âge moyen au vêlage des génisses était de 30,8 mois. 10 ans plus tard, il est exactement identique. Or, réduire l’âge au vêlage peut être très intéressant techniquement et économiquement.

Les résultats économiques d’Avenir Conseil Elevage le confirment : il est plus avantageux de faire vêler une génisse jeune. Même si une croissance soutenue nécessite une alimenta-tion plus riche en énergie et en azote, la phase de consommation de fourrages est plus courte.

Résultats Marge Brute ACE classés par ¼ sup. et inf. de l’âge au vêlage pondéré du système fourrager

Ce n’est pas le coût alimentaire à la génisse qui est le plus impactant, au contraire ! Cet investissement est dilué grâce à la meilleure production du troupeau. Les génisses qui vêlent jeunes font davantage de lactations et peuvent exprimer plus longtemps leur potentiel laitier (augmentation du lait par jour de vie). Ce coût alimentaire aux 1 000 litres est donc plus faible en vêlage précoce.

Plus globalement, réduire l’âge au vêlage libère des hectares, de la surface dans les bâtiments et du temps de travail puisqu’il y a moins d’animaux présents pour l’atelier lait. Selon les données, pour une exploitation de 800 000 litres de lait et 85 ha de SAU (moyennes MB), le gain potentiel atteint plus de 25 000 € en cumulant le gain de MB/1 000 litres (de l’ordre de 16 500 €) et la libération de la surface nécessaire aux génisses (de l’ordre de 8 500 €).

Une croissance soutenue et régulière

Un renouvellement suffisant est une « assurance » pour répondre à l’éventuel objectif de production et combler parfois les fuites liées à la qualité du lait, la reproduction, la locomotion…

Un renouvellement suffisant est une « assurance » pour répondre à l’éventuel objectif de production et combler parfois les fuites liées à la qualité du lait, la reproduction, la locomotion…

Pour un vêlage jeune, il faut veiller à une croissance régulière ; irrégulière ou insuffisante, elle entraînera une insémination tardive (subie ou volontaire) et peut impacter la reproduction. Selon la moyenne Avenir Conseil Elevage, dans 3 élevages sur 4 le taux de réussite à la première IA sur génisse ne dépasse pas 50%.

Faire boire le colostrum dès les premières heures

Quel que soit l’âge au vêlage attendu, la race ou le système fourrager, une génisse devrait peser au moins 200 kg à 6 mois. Cette phase de 0 à 6 mois est la plus difficile à gérer, mais elle est pourtant primordiale. Pour atteindre l’objectif, il faut viser au moins une moyenne de 900 g de GMQ sur 6 mois.

GMQ de 0 à 6 mois
GMQ de 6 mois à l’IA
Vêlage 24 mois
(IA à 15 mois)
> 900 g
750 à 800 g
Vêlage 30 mois
(IA à 21 mois)
> 900 g
600 à 650 g

Le cap des 6 mois

Sans revenir sur l’ensemble des préconisations concernant l’élevage des veaux, rappelons que les premiers jours sont cruciaux. Le veau doit ingérer un colostrum de qualité en quantité suffisante et rapidement. Ensuite, la phase lactée nécessite au moins 50 kg de poudre ou équivalent de qualité (au moins 50% de poudre de lait écrémé) et utilisée à la bonne concentra-tion et de manière constante. L’usage d’une tétine, pour stimuler la salivation et réguler l’instinct de succion, associée à une température de buvée constante de 40°C améliore la digestion.

Le confort du veau, la pression sanitaire, les stress, les conditions de sevrage sont également des points de vigilance au quotidien pour atteindre l’objectif de croissance. Au-delà des 6 mois, l’alimentation sera ajustée à l’objectif d’âge au vêlage. L’analyse des fourrages et le calcul de la ration des génisses avec des objectifs de GMQ permettent de gérer au mieux cette phase d’élevage.

Faire vêler jeune est toujours bénéfique !

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