Jusqu’à 4 mois, l’alimentation des veaux est quasi exclusivement lactée.

Le lait, moteur de la croissance des veaux allaitants

Comme en élevage laitier, la phase 0 à 7 mois est primordiale pour le bovin allaitant. La croissance réalisée pendant ces 210 jours assure le bon développement squelettique et musculaire du veau. 

Jusqu’à 4 mois, l’alimentation des veaux est quasi exclusivement lactée. La croissance résulte donc principalement de la combinaison de 2 facteurs : l’alimentation des mères pour produire du lait et le bon niveau d’indexation génétique en lait.

Une ration et une génétique taillées pour le lait

Une ration équilibrée est un préalable indispensable à la production laitière de la mère. L’analyse des fourrages permet d’évaluer la nécessité de complémenter ou de corriger ou non la ration avec un concentré. C’est toujours un investissement rentable. En effet, un litre supplémentaire de lait bu par jour augmente significativement le GMQ jusqu’au sevrage. De plus, ce surplus de croissance obtenu avec du lait favorise davantage le format que celui réalisé avec du concentré. Enfin, un apport de minéral est nécessaire pour préparer la prochaine mise à la reproduction.

L’index lait (Alait) est l’indicateur le plus efficace pour savoir si la vache a du potentiel laitier : il doit être supérieur à 100. C’est un niveau difficile à maintenir, alors, en monte naturelle ou en insémination, il est fortement recommandé de choisir des taureaux avec un index lait positif.
Si la phase 0-120 jours est bien gérée, les veaux ont la capacité d’atteindre des niveaux de croissance élevés : 1100 à 1200 g de GMQ sans complémentation quelle que soit la race allaitante.

Une production laitière difficile à quantifier

Il existe peu de repères en matière de lactation des vaches allaitantes. En 2017, une étude portant sur plus de 12 000 mesures de lait bu par les veaux a montré que la race a une influence sur la production : 1 600 kg lait en race Limousine, 1 840 kg en race Charolaise et 2 250 kg en race Salers. Il existe toujours un écart d’environ 11% entre primipares et multipares, soit environ 1 kg/j de plus pour les multipares.

Adapter la conduite jusqu’au sevrage

Entre 4 et 7 mois, les besoins des veaux augmentent alors que la production laitière de la mère diminue. La complé-mentation du veau peut devenir indispensable pour maintenir sa croissance. Selon l’époque de vêlage, la conduite est différente. Pour les vêlages d’automne, l’herbe du printemps suivant peut suffire à maintenir le niveau de croissance jusqu’au sevrage pour les femelles. En revanche, pour les mâles, un apport de concentré est souvent nécessaire. Lorsque les vêlages ont lieu au printemps, une complémentation en fin d’été permet de maintenir les croissances des mâles et des femelles, surtout si l’herbe devient rare.

La réussite du post sevrage se joue dès la naissance du veau. A moins d’un imprévu, si les objectifs de croissance à 210 jours sont atteints, la vente du broutard ou du taurillon sera plus rapide avec une période d’engraissement plus courte. Pour les femelles, les éleveurs qui cherchent à faire vêler à 24 ou 30 mois doivent impérativement obtenir un poids à 210 jours élevé sous peine de pénaliser la reproduction.

Mâle ou Femelle, le poids au sevrage (210 j) détermine l’avenir de l’animal

Dans tous les cas, pour y parvenir il est nécessaire de suivre précisément et régulièrement la croissance des veaux. La bascule est encore le moyen le plus fiable pour piloter l’élevage des veaux allaitants.

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