Bien organiser les tas pour réduire les coûts
- Ranger les branches en andains perpendiculaires à l’axe de travail.
- Prévoir 10 à 15 mètres entre les tas pour la circulation des engins.
- Positionner les gros diamètres côté déchiqueteuse, feuillage vers l’extérieur.
- Entailler les têtes fourchues pour ne pas ralentir la machine.
Quel broyeur choisir pour la litière ?
- homogènes,
- résistantes,
- sans échardes.
À l’inverse, les broyeurs à marteaux génèrent un copeau plus fragile qui se dégrade rapidement.
Grille recommandée : 30 mm. Ce calibre offre le meilleur compromis entre durabilité en litière et polyvalence, avec une utilisation possible en chauffage.
Stockage : viser le bon taux de matière sèche
À la sortie du broyeur, les plaquettes bocagères contiennent environ 55 % d’humidité. Pour une utilisation en litière, elles doivent atteindre au moins 75 % de matière sèche, soit 4 à 6 mois de stockage sans manipulation.
Les règles d’un bon stockage
Privilégier un tas conique, favorisant la montée en température et la ventilation.
Stocker sous bâtiment aéré (la stabulation peut convenir si les animaux sont au pâturage).
En extérieur, un voile géotextile donne également de bons résultats.
⚖️ À titre de comparaison : 1,5 kg de plaquettes sèches offrent un pouvoir absorbant équivalent à 1 kg de paille, selon l’essence et la finesse du broyage.
3 modes d'utilisation
- Sous‑couche bois + paille : 10 à 15 cm de plaquettes, puis paillage régulier. Solution économique en bois, permettant de réduire la consommation de paille, mais sans s’en affranchir. Adaptée aux bâtiments peu curés l’hiver (ex des génisses).
- Mille-feuille bois/paille : alternance de couches fines sur une couche initiale de 10 à 20 cm de plaquettes de bois. Très bon drainage et propreté durable, mais consommation importante de plaquettes et dépendance persistante à la paille.
- 100 % plaquettes : 10 à 15 cm renouvelés toutes les deux semaines avec un brassage à l’aide d’un outil à dent. C’est la solution la plus autonome, génératrice d’un réel gain de temps, mais aussi la plus consommatrice en bois.
Bilan économique
Pour évaluer l’intérêt économique des plaquettes de bois, Avenir Conseil Élevage a réalisé un bilan comparatif à partir d’un cas réel : l’EARL Lecocq à Quiévrechain (59). L’éleveur utilise depuis deux ans une sous-couche de plaquettes avec paillage régulier pour ses génisses laitières (6 mois à 3 ans), durant la période en bâtiment.
Hypothèses de calcul :
- Paillage : 52 €/heure
- Curage : 43 €/heure
- Prix de la paille : 110 €/tonne (été 2025)
- Nombre de curages : 3 par an, quelle que soit la litière
Économies liées à la substitution de paille
3 705 €
L’équipe Fourrages d’Avenir Conseil Élevage
L’économie réalisée atteint 2 115 €, sans compter le coût d’épandage plus faible : 31 €/t pour un fumier à base de bois, contre 46 €/t pour un fumier pailleux. De plus, la structure plus fibreuse du fumier de plaquettes facilite son stockage au champ et limite les pertes par lessivage.
L’avantage économique complète donc les nombreux atouts agronomiques, floristiques et faunistiques des haies. Utiliser les plaquettes de bois est économiquement intéressant et renforce la place de la haie dans nos paysages.